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Rock en Seine jour 1

Domaine national de Saint Cloud

Rock en Seine jour 1

Le 27 août 2010

par Tamara Tabet le 31 août 2010

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Saleté de pluie ! C’est bel et bien sous un ciel menaçant que démarrent les festivités de ce Rock en Seine version 2010. Qu’importe : les festivaliers sont bien décidés à s’amuser malgré tout, l’ambiance est là, même si question style c’est plus k-way en plastique dégueu que lunettes de soleil oversize. Cette première journée est placée sous le signe du punk : on repère énormément de fans de Blink 182 (oui, ça existe) qui ont fait le déplacement. Tandis que Band of Horses commence timidement la journée, c’est bel et bien Kele qui est le premier à allumer la foule pour de bon, malgré un look ultra-plouc qui a dû en rebuter plus d’un. Il faut dire que son album solo a précisément été conçu pour danser, donc parfait pour chauffer les spectateurs. Après ça, direction scène de la cascade pour Foals. Je les avais vu à leur débuts au Trabendo, et avais gardé un excellent souvenir de leur prestation. Mais quand Yannis Philippakis arrive sur scène, il n’a pas l’air très à l’aise et reste planqué sous sa grosse mèche. Leur live sera inégal, et ce à mon avis à cause d’un mauvais choix de setlist : certaines chansons - sublimes ceci dit - sont trop intimistes et donc peu faites pour une si grosse scène avec dans la foule des ados qui sont là uniquement pour faire des bains de bières. Par ailleurs, le groupe n’a pas choisi les meilleurs titres de Total Life Forever pour convaincre le public. Malgré tout, ça s’améliore vers la fin, les musiciens clôturant judicieusement leur set par Two Steps Twice, tube enervé et ultime du premier album.

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A gauche, la mort et son éternel sweat capuche a troqué sa faucheuse pour une guitare.

A l’inverse, The Kooks livrent un concert tout gentillet (trop à mon sens) mais qui ne fonctionne pas trop mal, étant donné le choix des chansons, toutes à peu près connues. La nuit venue, c’est au tour de Black Rebel Motorcycle Club d’enflammer la foule, et ce malgré le décès tout récent du père du bassiste et ingé son du groupe. Ils arrivent sur scène sous un nuage blanc de fumigène qui ne les quittera plus et offrent aux festivaliers un concert honnête épaulé par un jeu d’éclairage efficace. Ne me demandez pas quid de Blink 182, parce que, quand même, faut pas déconner.



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